- Bill, on peut entrer ? Demanda soudain une voix derrière la porte.
- Hein, Euh... fit le brun surpris en paniquant. Une seconde ! J'arrive ! Euh...
Bill se précipita, attrapa les deux feuilles, ouvrit sa valise la plus proche et les fourra dedans, il se rua sur la porte de la chambre et débloqua le verrou. Il ouvrit enfin.
- Oh Gustav, Georg, dit Bill dans l'encadrement de la porte, la voix fébrile.
- Bill ? T'as pas l'air bien ! S'exclama Gustav inquiet.
- Si...
- Qu'est ce que tu faisais ? Bill, t'es sur que ça va ? T'es tout blanc, dit Georg sur le même ton que Gustav.
- N... commença Bill.
- Tu trembles, remarqua Gustav.
Ce fut la seconde suivante que les deux musiciens se rendirent compte que quelque chose ne tournait pas rond. Bill roula des yeux, émit un faible cri et s'effondra sur le sol.
- BILL ! S'écrièrent ils en même temps en s'agenouillant à terre à coté du corps inanimé.
- Gustav, va chercher quelqu'un ! VITE ! S'exclama Georg en passant sa main sous la nuque du brun pour lui relever la tête.
Le blond ne ce le fit pas dire de fois et partit en courant à la recherche du premier venu. David, Peter, Dave, Patrick, un agent de sécurité, un Staff, même une femme de ménage de l'hôtel, pourvu qu'il trouve quelqu'un.
1oh4o . . .
De nouveau seul et cette fois dans une colère noire, Tom éprouvait un sentiment étrange. Comme si une partie de lui-même n'était plus consciente de quoi que ce soit. Comme si une partie de lui-même avait lâché. Et il associait de plus en plus, de secondes en secondes, ce sentiment de malaise avec son frère. Qu'est ce qui lui était arrivé ? Tom, inquiet, une boule dans l'estomac, pencha la tête en arrière, priant pour que tout ça ne soit qu'un cauchemar, un mauvais rêve... et que dès qu'il ouvrirait de nouveau les yeux, il se réveillerait dans la chambre de son hôtel, par terre, sûrement là car ayant trop bu il n'avait même pas pris la peine de ce jeter sur son lit...
Mais non, quand il rouvrit les yeux la seconde d'après il était toujours là. Ses bras ankylosés pendants lamentablement de part et d'autre de lui.
La porte s'ouvrit alors brusquement. Il releva la tête d'un geste vif bien qu'il soit mort de fatigue et qu'il est mal partout et déglutit difficilement en voyant entrer Carry, qui partie tranquillement s'installer dans un coin de la pièce, sur la seule table qu'il y avait là, un sourire serein aux lèvres, puis trois hommes, baraqués et à l'air mauvais et enfin James.
- Alors, p'tit con ? Ca va ? Le service te plait ? Demanda James avec un sourire narquois. Faudrait voir à pas abuser.
Tom ne répondit pas, tétanisé. Qu'est ce qui allait ce passer ? James fit un signe de tête à un des hommes et dit à Tom :
- Alors comme ça tu traites ma meuf de pétasse ? Demanda t-il avec un sourire tranquille comme s'ils étaient de vieux amis qui discutaient autour d'un vers.
- Qu... quoi ? demanda Tom en écarquillant les yeux, semblant mourir à petit feu.
*Tom* Chuis dans la merde ! *Tom*
- Regardes, dit James en s'avançant vers Carry qui souriait à James.
Il l'embrassa alors furieusement puis quelques secondes plus tard se détacha d'elle.
- Tu vas voir sal merdeux ! Yann vas y !
L'homme à qui il avait adressé un signe de tête un peu auparavant se pencha sur le dreadé terrorisé, et entreprit de défaire les cordes qui lui maintenaient les poignets. Tom cru entendre des alléluias en sentant son bras droit, détaché, enfin pouvoir tomber à coté de son corps mais il semblait ne pas pouvoir le lever de nouveau.
Epuisé.
Son autre poignet fut aussi détaché mais son espoir et son soulagement furent vite dissipés alors qu'un des deux autres hommes refermaient la porte de la pièce à clé et se postait devant comme un garde.
Ses yeux s'écarquillèrent de nouveau alors que Yann l'attrapait par son épaule gauche, celle où la balle avait pénétré la chair et il se mordit la lèvre fortement pour ne pas hurler. Yann le releva comme s'il avait s'agit d'une vulgaire poupée de chiffon.
- Qu'est ce que vous allez... Humph !
Ses paroles venaient d'être étouffées par un coup de poing brutal que Yann lui asséna dans l'estomac. Tom se retourna d'un coup et vomit sous le coup qui lui avait retourné l'estomac.
- PUTIN ! SAL PETIT CON ! TU DEGUEULASSES TOUT LA ! Cria James d'un ton furieux alors que Tom s'effondrait par terre prêt de la petite flaque, pris d'un mal de ventre atroce. Montres lui Yann !
Celui-ci attrapa Tom par les dreads locks et le plaqua à terre, la joue contre le carrelage gelé.
- Nettoies maintenant ! Dit James avec un air méprisant de supériorité.
- Non, répondit Tom dans un murmure rauque.
- NETTOIES !
- NON !
Ni une, ni deux, Yann lui donna un violent coup de pied dans le ventre alors que Tom eut tout juste le temps de se protéger avec ses bras. Cette fois il cria sous la douleur. Puis, Yann, sous les yeux à moitié clos de Tom, fit signe au troisième homme de lui donner quelque chose.
Le guitariste vit alors ce qui ressemblait à une batte de baseball, mais noire, entre les mains de Yann.
Le deuxième homme attrapa Tom par les poignets, d'une seule main, et le releva brutalement, le plaquant au mur.
Tom eut du mal à rester debout, affaibli, ses pieds glissaient sur le sol sans qu'il ne parvienne à les retenir puis Yann frappa un grand coup dans les jambes de Tom avec la batte, puis un autre dans son ventre, un autre, puis un sur le torse, le dreadé hurla lorsque la batte s'abaissa une nouvelle fois, sur ses côtes cette fois et qu'il entendit un craquement très prononcé.
James éclata de rire tout en passant un bras autour de l'épaule de Carry comme s'il s'agissait d'un couple regardant un film comique au cinéma.
Au moment où Tom glissait le long du mur, gémissant et pleurant à présent, Yann donna un nouveau coup de batte destiné à son ventre mais, ayant glissé, le guitariste le prit en pleine bouche. Tom hurla une nouvelle fois.
Son piercing vola à travers la pièce et un jet de sang se mis à couler de sa lèvre et de sa bouche.
Il tomba à plat ventre, une main sur l'estomac, l'autre étendue devant lui, sanglotant et gémissant, les jambes recroquevillées.
James descendit de la table et vint jusqu'à lui. Il fit bouger la main du guitariste en la déplaçant avec la pointe de sa chaussure et dit avec un ton moqueur :
- Tu me fais pitié !
Sans rien d'autre il lui cracha à la figure. Tom gémit en continuant de pleurer, les yeux fermés. Il n'en pouvait plus, une envie d'en finir le cherchait douloureusement.
- Tu la traiteras encore de Pétasse ? Demanda t-il en s'accroupissant prêt du corps parcouru de spasmes.
Tom ne parvint pas à répondre. James lui donna un coup de poing sur l'arcade et répéta d'un ton plus fort :
- Tu la traiteras encore de Pétasse ?
- Noooon... dit Tom en gémissant et en secouant faiblement la tête.
- Et bah voila, ça à finit par rentrer.
Ils se levèrent tous et sortirent avec des aires satisfaits puis refermèrent la porte à clé. Tom, sanglotant furieusement se tourna sur le coté puis hurla de nouveau. Ses cotes le faisaient atrocement souffrir. Il continua de pleurer en roulant sur le dos, un poing dans la bouche pour s'empêcher de crier, l'autre sur le ventre, les jambes pliées, tout en se demandant combien de fois il devrait supporter ça encore et surtout combien de temps il pourrait le supporter...
1oh54 . . .
- Regardez, il ouvre les yeux, dit la voix de Gustav.
- Et vous dîtes qu'il est tombé comme ça, devant vous, quand vous êtes allés le chercher pour l'interview ? demanda la voix de David ou perçait une pointe d'affolement.
- Oui, il était tout blanc et il tremblait déjà quand on a ouvert la porte... répondit la voix de Georg.
- Hey Bill ! Mec, tu nous a foutu la trouille ! dit enfin Gustav alors que Bill ouvrait lentement les yeux.
Bill cligna un instant des yeux et regarda autour de lui. Il reconnu la cafétéria de l'hôtel, il était allongé sur trois chaises. Georg, Gustav, David, Dave et Peter, penchés sur lui, souriaient d'un air rassurant.
- Qu'est ce qu'il c'est passé ? Demanda Bill en voulant se redresser mais David l'en empêcha.
- Reste allongé Bill.
- Et ben, on venait te chercher pour l'interview et puis tu t'es évanoui, tu te souviens ? demanda Georg.
- Je me souviens que je vous ai ouvert la porte, c'est tout,dit le brun avec un mal de crâne, grimaçant.
- Gustav est partis chercher de l'aide et moi je t'ai descendu ici ensuite, puis Dave est arrivé, expliqua Georg. Tu nous as fait une sacrée peur ! Ajouta t-il. Qu'est ce qu'il c'est passé ?
- J'en sais rien. Depuis combien de temps j'ai perdu connaissance ? Demanda t-il pour changer de sujet.
- Presque un quart d'heure. Tiens, voila de l'eau sucrée, dit Peter en lui tendant un gobelet.
- Merci, dit Bill pensif.
Bill Kaulitz. Le genre de gars qui vit à tout à l'heure, une Rock Star sur populaire. Le genre de gars qui fait tout en même temps, une Rock Star surchargée. Le genre de gars qui ne fait pas les choses à moitié, une Rock Star surpassée. Le genre de gars dont il faut beaucoup pour craquer, une Rock Star survoltée.
Bill Kaulitz, un simple humain surmené.
Et là, la panique de cacher ces deux simples feuilles de papiers, ajoutée à la panique, l'angoisse, la terreur, la tristesse et j'en passe, le surmenage, c'était gagné.
11h5o . . .
Le brun était allongé sur son lit, des pensées horribles tournoyant dans sa tête. Une demi heure plus tôt il était enfin remonté dans sa chambre, l'interview étant reportée à 18hoo se soir là.
Il ne pouvait pas accomplir ce geste, ça lui était impossible. Tuer lui était impossible.
Pourtant dès qu'il pensait à Tom, il avait le sentiment que tout lui était faisable.
Et les minutes défilaient, le coeur du brun battait lentement, très lentement, sa respiration était calme, profonde.
Toc Toc . . .
12hoo . . .
Bill déglutit et se releva, fébrilement, le stresse s'emparant de nouveau de lui, essayant de se calmer, de prendre sur lui, il ouvrit la porte de sa chambre. Un homme blond, grand et jeune, habillé simplement se tenait devant la porte avec une mallette noire dans les mains. Sans un mot, il l'a tendit à Bill qui l'attrapa quelques secondes plus tard en s'excusant du manque d'attention.
L'homme ne répondit pas, ne dit rien, se retourna et repartit, traversa la suite et sortit dans le couloir avant que Bill n'ait le temps de lui demander quoi que ce soit.
Ce fut seulement lorsque l'homme fut sortit qu'il reprit conscience de ce qui l'entourait.
*Bill* Merde! La malette! *Bill*
Il referma instantanément la porte et partit s'assoire sur son lit, la gorge nouée, appréhendant sa découverte prochaine. Il respira lentement et appuya sur les deux loquets de sécurité, glissa ses mains le long de l'ouvert et dans un petit Clac la mallette s'ouvrit. Le brun eut un mouvement de recul et sursauta, son coeur s'emballant une fois de plus. Bien rangés, neufs, brillants, propres, soignés, rangés dans l'écrin de velours noir, un M16 [C'est un flingue, vachement puissant xD], un poing américain argenté, luisant, un canif, des ciseaux dont les lames aiguisées étaient bien plus longues que la moyenne, des lames de rasoirs, un autre canif, dont la tranche coupante était dentelée et une pince.
Les yeux écarquillés, Bill tendit une main tremblante vers le M16 qu'il retira aussitôt, une phrase raisonnant dans ses oreilles...
Evites de trembler lorsque tu lui porteras le coup fatal . . . Ca marque plutôt mal se genre de chose . . .
*Bill* C'est un psychopathe! *Bill*
D'un geste brusque et sec, Bill, effrayé, referma la mallette. Il l'attrapa par la poignet, tira sur le draps de son lit et la fit glisser en dessous. Il laissa retomber les draps, cachant la vue du parquet sous le lit et se leva, les jambes tremblantes. Il se pris la tête dans les mains.
Où qu'il fut en ce moment même, Eliot vivait sûrement ses dernières heures...
*Bill* Et il ne le sait même pas! *Bill*
Bøn bah j'aiime biien ce chapiitre =D
Le pauvre --'...
En tøut cas, j'aii pas eut les cøms que j'aii demandés, j'aii p't'être étaiit trøp gøurmande!
Maiis s'iil vøus plaiit, pensez à me faiire un peu de Pub . . .
Ca cøute >.> Riien...
En tøut cas mercii pøur tøus vøs cøm'z, j'suiis trøps cøntente, iils sønt adørables, c'est trøp gentiil c'que vøus diites! Apparement, ça vøus plaiit! =D
Bøn, diites møii sii ce chapiitre vøus plaiit øu vøus plaiit pas surtøut!!
En tøut cas vøus êtes trøp encøurageantes! x3`
Bøn bah au prøchaiin chapiitre ^^ alørs !!
Ps : Montage de møii encøre une foiis! ^^
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