« Est ce que tu penses à moi? »
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13h28 . . .- Oui, tu as une idée déjà de ce que tu voudrais voir? Demanda Mélodie en marchant avec lui vers le programme du cinéma.
- Non, et toi ? Tu aimes quels genre de... de film? Demanda Bill en détournant les yeux lorsqu'elle leva les yeux vers lui.
- Les films d'horreur, les films de... ça va pas? T'as l'air bizarre, remarqua Mélodie en s'arrêtant devant l'affiche, le fixant droit dans les yeux.
- Moi? Si je... bien sur, pourquoi ça n'irait pas? Je vais parfaitement bien ! Rassure toi ! Il n'y a aucunes raisons pour que j'aille mal... s'empressa de dire Bill, remarquant à la dernière seconde qu'il en faisait peut être un peu trop.
Elle le regardait avec des yeux perçants.
- Oh, c'était juste une question. Après tout, tu as raison, pourquoi ça n'irait pas? Alors on va voir quoi? demanda t-elle d'un ton enjoué.
Pourquoi ça n'irait pas.
Pourquoi ça n'irait pas?
Bill serra son poing libre, serra les dents et fuit a nouveau son regard.
Pourquoi ça n'irait pas après tout. Son frère était juste en train de crever et lui il prenait du bon temps... avec sa prochaine victime.
Non. Il ne voulait pas.
Mais est ce qu'il avait vraiment le choix?
Oui. On a toujours le choix. Il avait le choix. Tuer Mélodie ou voir son frère mourir.
*
Bill*
Parce que c'est un choix ça ? *
Bill*
- Alors? Bill?
- J'en sais rien, ce qui te fera plaisir me conviendra ! Dit il d'un ton sec.
- Oh, dit elle en ouvrant un peu la bouche.
Tu n'es pas obligé.
- Excuse moi, j'étais en train de penser à... quelque chose qui me mets hors de moi. Je ne recommencerai pas, excuse moi, dit il en fixant le sol, confus.
- Tu vois? Maintenant c'est toi qui t'excuses ! Dit elle avec un sourire.
Bill sourit à son tour. Elle était magnifique. Et puis... pourquoi ne pas profiter de l'instant ?
Finalement, ils optèrent pour un film d'horreur qui, apparemment, avait beaucoup de succès.
Bill paya et l'entraîna ensuite pour prendre du Pop-Corn et quelque chose à boire. Puis enfin, ils entrèrent dans la salle. Celle-ci était quasiment, a vrai dire, il y a avait une dizaine de personnes en bas au devant et Mélodie entraîna Bill en haut, le plus loin possible des portes et ils s'installèrent en silence.
- Si ma meilleure amie savait avec qui j'ai rendez vous, elle me tuerait ! Elle est fan de ton groupe depuis vos débuts, expliqua t-elle à voix basse, une fois assise.
- Et toi ? Tu écoutes un peu ? Ou... demanda t-il avec un sourire.
- A vrai dire, dit elle en rougissant dans l'obscurité,
je n'ai jamais pris le temps, elle m'a rapidement fait écouter votre single Durch Den Monsun, qui est plutôt sympas mais c'est tout. Enfin, non, dans mon mp3 j'ai Schwarz que je trouve magnifique, dit elle après réflexion.
Le ventre de Bill se contracta.
Schwarz, entièrement écrite et composé par Tom.
Bill se tu et le film débuta quelques secondes plus tard. Bien que Mélodie ne semble pas vraiment effrayé, appréciant poliment le film seulement, elle vint se blottir contre le chanteur au milieu du film, lors d'un passage qu'on pourrait qualifier de particulièrement...
Gore.
Les poings de Bill se serrèrent sur les accoudoirs de son fauteuil et il passa un bras tremblant dans le dos de Mélodie.
Non, ce n'était pas elle qui le rendait si nerveux tout d'un coup, mais la scène du film. Le jeune homme d'une vingtaine d'année, dans le film, était en train de se faire charcuter, au sens propre du terme, le ventre.
Le brun fut parcouru de Tics convulsifs en revoyant la scène de son propre meurtre, la nuit précédente. Comme au ralentit.
Il entendit le cri d'Eliot résonnant encore à ses oreilles alors que l'acteur poussait un hurlement déchirant.
Il revoyait Carry le prendre dans ses bras pour le rassurer après ça, au moment où Mélodie se serrer un peu plus contre lui.
Il avait fait une chose terrible. Peut être s'apprêtait il à en faire une autre. Et lui continuait de vivre une vie quasi-normalement. Il sentit des larmes brûlantes lui piquer les yeux et tout en clignant des yeux il les baissa vers Mélodie qui, à son tour, leva les yeux vers lui.
Tom ou Mélodie?
Vivre la seconde!
Qu'est ce qu'il c'était alors passé? Qu'est ce qui lui avait pris? Pourquoi il avait fait ça? Aucune idée, toujours est il qu'il c'était penché sur Mélodie dans la seconde suivante pour capturer ses lèvres. Elle se laissa faire, se mêlant à se baiser langoureux en posant une main sur le torse du chanteur. Puis un nouveau hurlement transperça la salle du cinéma. L'acteur semblait mort alors que Bill ouvrait les yeux soudainement en se détachant avec douceur de la blonde.
- Je suis désolé, je n'aurais pas du faire ça, murmura t-il en baissant les yeux.
- Tu ne penses pas un instant que si j'avais été contre ce baiser je t'aurais repousser? Demanda t-elle, le regard transperçant.
Le chanteur ouvrit grand les yeux, la bouche entre ouverte. Avait il bien entendu seulement? Il voulut dire quelque chose mais le regard de Mélodie l'en dissuada. Il se pencha simplement sur elle, comme par à-coup et avec hésitations, attrapant le menton de Mélodie avec douceur, releva la tête de la blonde et s'empara une nouvelle fois de ses lèvres.
Elle embrassait merveilleusement bien.
Il se n'avait plus quoi penser. Ce qui était sur, c'est que, lors de ce second baiser, il se rendit compte d'une chose...
Il venait de rendre sa situation mille fois plus critique.
Il ne savait pas s'il aurait la force de garder son secret encore longtemps. S'il aurait la force d'accomplir ce qu'on lui demandait, ou encore, s'il aurait la force de tenir pour son frère.
Mais il fallait qu'il tienne bon, la question ne se posait même pas.
Une larme coula sur sa joue alors que la blonde passait une main autour de sa nuque pour l'attirer un peu plus contre elle.
____[Dans les geôles de Tom...]____
14h12 . . . Le blond était toujours attaché, là, en boxer, et aveugle. Il était resté immobile depuis prêt d'un quart d'heure à présent. Il pensait. A tout et à Bill surtout. A la manière de s'en sortir. De les libérer tous les deux.
Une larme traversa le bandeau qui lui obstruait la vue alors qu'une idée terrifiante lui traversait l'esprit.
Bill faisait tout ça pour le sauver? N'est ce pas?
Donc si Tom n'était pas là, Bill ne serait pas mêlé à cette histoire, il n'aurait plus raison de faire tout ça...
Et si Tom mourait, il libèrerait son frère.
Non, il y avait forcement une autre solution, une meilleure solution.
Tom pensa à la promesse de son frère. Où était il?
Est-ce qu'il pensait à lui?
Est-ce qu'il allait bien?
Est-ce qu'il souffrait aussi?
Perdu dans ses pensées, la porte qui s'ouvrit le ramena brusquement sur terre. Il tendit l'oreille.
- Alors sal merdeux? On essayait de se faire la male? Demanda la voix de James au dessus de lui.
Terrorisé, Tom se recroquevilla. Il n'osait même pas imaginer ce qui allait se passer ensuite.
- T'essayes de te faire la male et en plus, tu baise ma copine? Ajouta t-il en se baissant prêt de lui.
Le fait d'être aveugle et à sa merci rendait Tom malade. Il se mit à trembler de tout son être.
- Non... j'ai pas baisé ta copine, c'est pas ma faute si elle saute sur tout ce qui bouge et même ce qui ne peux pas bouger ! Cracha Tom.
Il se prit alors un violent coup de poing au visage et sa tête bascula. Il poussa un cri sous l'effet de la douleur et de la surprise. Ne s'y attendant pas... quoi que...
- J'ai vu comme tu t'es excité tout seul tout à l'heure, t'étais tout violent, tu semblais plein de rage et d'envi de tout détruire mais si ça peut te rassurer, tu peux tirer sur tes chaînes, ne t'inquiète pas, tu ne les délogera pas du mur!
- Espèce de crevard ! Lança Tom avec fureur.
- Tu sais quoi? En te voyant comme ça, j'ai compris que tu avais de grandes capacités. En fin de compte, j'aurai peut être du inverser les rôles, kidnapper ton frère et t'obliger à faire son travail. Tu sais, il est faible. Très faible. En fait, il me fait pitié, dit il sur le ton de la conversation.
- FERME TA GUEULE ! TU PARLES PAS COMME CA DE LUI ! Hurla Tom en se débattant contre ses chaînes à nouveau.
- Je m'amuse à le torturer un peu pour l'instant. Il vit très mal sa situation tu sais... En fait, je crois même qu'il va bientôt craquer. Si c'est le cas, on s'arrangera pour qu'on ait plus rien à voir avec lui, il finira en tôle et toi, tu vas crever. C'est triste mais ton frère n'est qu'une espèce de vermine. Une tapette. Il chiale pour un rien. Et il ne fait pas d'efforts. Si j'étais toi, je serais jaloux. Lui, il est en liberté alors que toi tu croupies ici et il ne fait rien pour te retrouver. Non?
- Fermes là, siffla Tom avec rage.
C'est faux. C'est faux. C'est faux.
- Il ne me laissera jamais là ! Murmura Tom pour lui-même.
- Epargne moi les détails de votre vie amoureuse et de la passion que vous avez l'un pour l'autre et revenons en à tes capacités... dit James avec dédain.
Je disais donc que j'avais compris que tu avais un grand potentiel. Un potentiel à exploiter et que je peux t'aider à exploiter, ajouta James sa bouche toute prêt de l'oreille du guitariste.
Tom commençait à trop bien comprendre.
- JE NE TUERAIS JAMAIS POUR VOUS ! S'écria Tom en tirant de nouveau sur ses chaînes avec violence.
James éclata de rire.
- Ah oui? Et bien songes y, songes au bonheur de respirer l'air pure au dehors, dit il lentement.
Tom sentit que des mains se glissaient derrière sa tête au moment ou James soufflait :
- Oh et puis, une dernière chose... Le bandeau fut ôté et James se leva.
Vision d'horreur.
Tom se mit à hurler à pleins poumons, des larmes coulant à flots sur ses joues alors que James quittait la pièce avec un sourire mauvais. Le blond aurait donné n'importe quoi pour pouvoir se cacher les yeux à nouveau.
La pièce de 3 mètres sur 5 était haute d'un bon mètre quatre vingt dix. A ses pieds, traînait son baggy.
En haut du mur opposé à lui, une caméra, allumée, qui semblait le narguer.
Mais ce n'est pas ça qui lui provoquait ses spasmes d'horreur, ses hurlements et ses sanglots déchaînés.
Vision d'horreur.
Epouvante.
Terreur.
La nausée monta rapidement en lui alors qu'il pleurait toutes les larmes de son corps.
Sur le mur en face, sous la caméra, était écrit cette inscription, sans aucun doute avec du sang : «
Bill est un meurtrier. »
Le sang qui avait coulait le long du mur tant il était encore frais, avait coulé jusqu'à la cause des hurlements de Tom qui hurlait de le sortir de là.
Là. A deux mètres de lui, gisait le corps d'Eliot, torse nu et tailladé, son regard vide et vitreux posé sur Tom.
____[Dans les geôles de Tom...]____
14h3o . . . Mélodie avait posé sa tête sur son torse en souriant. Bill lui caressait tendrement les cheveux mais il était ailleurs. Il avait la désagréable impression d'entendre les hurlements de son frère. Mais c'était juste une impression. Pas vrai?
Une demi heure plus tard, le film touchait à sa fin et ils se levèrent main dans la main.
- On va chez moi? Proposa Mélodie en sortant du cinéma.
J'habite seule dans un studio que mes parents payent. Ils sont restés à Colombe quand je suis venue ici pour continuer mes études. - Alors, on sera seul, tous les deux ? Demanda Bill en marchant à coté d'elle.
- Faut croire, dit elle avec un sourire.
La blonde n'avait pas mentit, elle habitait bien à quelques centaines de mètres du cinéma et ils arrivèrent très vite devant le petit studio. Le brun fut surpris par la décoration.
Les murs de l'entrée, qui était aussi le salon étaient roses pétard, le canapé était blanc et les meubles aussi. Mélodie posa sa veste et Bill fit de même. Elle partit dans la pièce à coté et Bill, qui jeta un coup d'½il, remarqua qu'il s'agissait de la cuisine, puis elle revint, le pris par la main et le traîna dans la troisième et avant dernière pièce.
- Viens, on sera plus tranquille ici, dit elle avec un sourire mystérieux.
La chambre de la jeune fille. Les murs étaient mauve et il y avait quelques affiches et posters dans certains endroits. Du coté du bureau, le mur était occupé par d'innombrables photos. De l'autre coté de la pièce, une porte qui menait sans doute à une penderie à coté d'une autre porte ouverte qui laissait apparaître une petite salle de bain. Au milieu de la chambre, un lit, à double place dont la parure était noire à rayure blanche.
Bill adorait cette maison. Et il régnait dans cette pièce, une atmosphère... enivrante.
Un petit sourire apparut au coin de ses lèvres et il s'assit au bord du lit en attrapant les deux mains de la blonde qui se mit à genoux entre les jambes du brun. Elle se pencha vers lui et se mit à l'embrasser. Il finit par basculer en arrière et ils continuèrent à s'embrasser avec fougue durant de longues minutes. Mélodie finit par enlever le T-shirt de Bill, l'embrassa encore une fois et s'allongea sur lui en lui, la tête nichée quelque part entre son cou et son torse nu, souriant.
Quel véritable moment de bonheur il aurait pu vivre là si rien ne c'était passé. Son frère l'attendrait en ce moment même à l'hôtel, en train de jouer au Baby-Foot sans doute ou de déconner avec Georg et Gustav et lui, il profiterait un maximum de cet instant.
En y repensant, la gorge de Bill se sera et il tourna la tête, les yeux brillants pour que la blonde ne le voie pas mais trop tard.
- Bill? Qu'est ce qu'il se passe? demanda t-elle en s'appuyant un peu plus sur lui pour se pencher vers son visage.
- Rien. C'est rien, dit il difficilement.
- Non, je ne crois pas qu'il n'y ait rien ! Tu es étrange.
- Il a disparu, hier, dit il simplement dans un murmure brisé sans la regarder.
- Qui ça? demanda Mélodie en plaquant une main sur sa bouche.
- T... Tom. Il a disparu sous... il a disparu hier, tôt le matin. On a prévenu les autorités. On ne sait pas où il est. Il...Trop dur. C'était beaucoup trop dur. Bill se mit à pleurer. Rien à foutre de sa fierté. Rien à foutre de pleurer devant une fille. De toute façon, au point où il en était.
Mélodie semblait horrifiée et elle se contenta de reposer sa tête dans le creux de son cou tout en le serrant contre elle, silencieusement.
- N'en parles à personne, c'est capital, parvint il à dire en la serrant contre lui.
- Promis. Les larmes dévallant toutes seules ses joues lui rappelèrent soudain les paroles de son père. Et il se dit qu'en cet instant, n'importe qui aurait craquer. Il n'avait rien à ne se reprocher.
Enfin.
Presque rien.
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Yeah. ^^
Nøn, y'a pas un meurtre encøre dans ce chapiitre, nan, iil se pass' pas des masses dans ce chapiitre maiis...
Je prévøiis un truc dans le prøchaiin quii va... >>
Huuuhu j'adøre faiire ça parce que là bas, søiit vøus vàus diites: Maiis putiin qu'elle est chiiante cette petiite cønne, søiit vøus vøus diites : Aarg elle est øù la suiite, j'veux savøiir! OO'
Pøur møn égø persø je preferaiirerey que vøus vøus diisiiez la secønde chøz' x)
Ahem pardøn! xD Cecii diit, c'est vraii, dans le prøchaiin chapiitre, y'a un truc...
Bøn siinan, øn me l'a déjà demandey plusiieurs føiis ces tr°iis derniiers jøurs. Quel âge j'aii?
13 ans =) J'suiis une pauvre petiite [Pas sii petiite que ça !] 3° [Ouii, j'aii sautey une class"]
Siinan, maiis børdel! VØUS ETES GENiiALES! Ca me faiit tellement tellement tellement chaud au cøeur quand je vøiis qu'en 5 jøurs j'aii 150 cøm'z sur un chapiitre et pleiins de nøuvelles lectriices!!
Møuahaha! Diites møii quand même ce que vøus pensey de ce chapiitre, Souvoupley!!
> Børdel, en tøut cas, vøus êtes vraiiment MERVEiiLEUZ' X333
Bøn, je demande 140 cøm'z sur ce chapiiter! Je vøus expliique, c'est que vøus mettez des cøm'z à une viitess' afføllante et qu'après møii je suiis à la bøurre, en plus d'maiin j'suiis pas chez møii et j'aii pas envii de bacley mes chapiitre =) Donc :
140 cøm'z pøur une suiite =)
Ps : Møntage > iimage, pseudø --' ... xD
Toph Le Pervers - Myka
> ENJØY'
Smiiley*
ø1 __ 1ø __ 2ø __ 3ø __ 4ø __ 5ø __ 6ø __ 7ø __ 8ø __ 9ø __ 1øø __ 11ø __ 12ø __ 13ø __ 14ø __ 15ø __ 16ø __ 17ø __ 18ø __ 19ø